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13 mai -> 14 janv. 2018

Hip-Hop : un âge d'or 1970-1995

Exposition temporaire - Arts plastiques - graphiques / Hip-Hop - Rap / Audiovisuel - photographie - numérique / Street art

La culture Hip Hop ouvre les portes du musée d'Art contemporain à ceux qui aux États-Unis, en Europe et à Marseille incarnent un phénomène planétaire. Depuis les premières block parties du Bronx jusqu'à l'âge d'or marseillais retrouvez la fièvre qui s'est emparée du monde en trois temps et quatre mouvements : DJing, MCing, Graffiti & Bboying. La formidable énergie et l'inventivité des DJ, des maîtres de cérémonie, des graffeurs et writers, des break dancers et de leurs crews a pris la rue, les clubs et la jeunesse du monde. Émergeant dans le quartier du South Bronx, qui connaît les pires conditions économiques, une jeunesse qui rêve d'exister invente de nouvelles formes de survie, de faire la fête, de danser, de marquer l'espace urbain, de défier l'establishment par la parole et le geste. En presque dix ans de 1970 à 1981, elle s'impose comme la nouvelle culture populaire et conquiert New York de quartier en quartier, de métros en trains, de fêtes clandestines en night-clubs, d'expositions improvisées dans les lieux les plus " cheaps " jusqu'aux galeries d'art branchées de downtown. Au début des années 1980 l'expansion de la culture Hip Hop prend une nouvelle dimension. Elle se répand simultanément des deux côtés de l'Atlantique grâce aux radios et aux premières émissions qui lui sont consacrées à la télévision, mais aussi via les bases militaires US d'Allemagne où les soldats américains reçoivent les cassettes des DJ's envoyées par leurs familles. C'est le début des années Reagan aux U.S.A. et des années Mitterrand en France. De 80 à 85, le Hip Hop devient un phénomène mondial, une culture qui ouvre les portes, même si paradoxalement elle commence à voir les siennes se refermer en Amérique. La politisation et la résistance initiales cèdent sous les coups du marketing. Les labels signent les groupes transformant les MC's en stars et les majors hollywoodiennes se décident à exploiter le nouveau filon inspirées par le succès considérable de Flashdance en 1983 et sa fameuse scène de breakdance avec les danseurs Mr Freeze et Crazy Legs des Rock Steady crew La seconde moitié des années 80 est cruelle pour ceux que la reconnaissance oublie, le monde de l'art n'a d'attention que pour Jean-Michel Basquiat, Keith Haring ou Kenny Scharf. Les rappeurs sont devenus des idoles qui ont effacés les DJs et les MCs. En Europe les groupes émergent et les premiers à disposer des matériels et à accepter d'être signés par les labels émergents vont connaître un succès considérable. C'est le moment de l'âge d'or marseillais qui secoue la ville dans les années 90 et fait de la scène artistique marseillaise l'une des plus inventives, connectée aux States et rayonnante jusqu'au tournant du siècle. L'exposition est conçue avec le MuCEM, qui met à disposition les plus belles pièces de sa collection. Elle favorise les croisements entre toutes les disciplines qui ont été fécondées par ce mouvement : la musique, la danse, la mode, le cinéma, l'écriture, le graffiti, le tag, la photographie. Grâce à Claire Calogirou, chercheuse spécialisée dans la culture Hip Hop et le graffiti, qui a largement contribué à la constitution de cette collection exceptionnelle et Jean Roch Bouiller, conservateur art contemporain au MuCEM, nous avons eu accès in extenso à cette collection. Claire Calogirou a accepté de partager le commissariat de l'exposition avec nous et Sébastien Bardin-Greenberg, dit SBG/SibaGiba, musicien/producteur multi platine, nominé aux Grammys (US), co-auteur du livre Freestyle et grand connaisseur de la scène américaine basé à New-York. Il a réuni des sélections d'objets inédits en provenance de collections américaines et complété la partie française. HIP HOP : un âge d'or 1970–1995... s'inscrit dans la dynamique des projets de la Capitale européenne du sport 2017 à Marseille.

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18 oct. -> 7 janv. 2018

Guitar Shop

Exposition temporaire - Sculpture

Installation d'art contemporain de Joris Ghilini réalisée dans le cadre de la 26e édition de la Fiesta des Suds. Guitar Shop & La vie moderne Dans le cadre de la 26e édition de la Fiesta des Suds, dont le Département des Bouches-du-Rhône est partenaire principal, le Musée Regards de Provence a produit une installation de l'artiste Joris Ghilini en résidence de création aux ateliers des Docks des Suds, où il a réalisé une oeuvre cubique en bois intitulée Guitar shop. Associée à trois autres diptyques titrés La vie moderne, cette exposition dans le hall du musée est une invitation à une atmosphère musicale et festive, qui fait écho à la programmation artistique, populaire et audacieuse du festival. En regard des deux expositions "Poésie de Joseph Inguimberty" (prolongée jusqu'au 3 décembre) et "Escales méditerranéennes" (prolongée jusqu'au 28 janvier 2018) présentées dans le musée, Joris Ghilini cultive avec Guitar Shop et La vie moderne l'art des contrastes et des rencontres inattendues. Le Guitar Shop visible sous tous les angles nous invite à en faire le tour et nous fait ainsi passer d'un improbable empilement de caisses de transport que l'on pourrait trouver sur les quais du port de Marseille... à la devanture d'un magasin de musique des sixties. Fabriquer de toutes pièces un magasin et ses propres instruments, c'est prendre le contrepied de notre société actuelle faite d'objets standardisés et de grandes surfaces, afin d'évoquer au-delà de la désuétude d'une vitrine, un écrin secret présentant les répliques silencieuses de trois icones du XXe siècle : Gibson SG, Gibson Explorer et Fender Telecaster. Si l'oeuvre nous renvoie à un magasin apparemment fermé, le spectateur sera convié, par un jeu de miroir, à s'échapper grâce à la mise en abîme des objets qu'il contient, contemplant alors un paysage infini avec ce sentiment que tout n'est plus simplement immédiat mais en perpétuel développement dans le temps. La vie moderne reprend la même thématique que le Guitar Shop en associant une guitare avec un tableau positionné dans une caisse de transport. Ces diptyques témoignent d'une époque et d'un mode de vie aujourd'hui révolus. Si la vision d'une nature morte (Henri Fantin-Latour), d'un paysage hollandais (Jacob van Ruisdael) ou d'un roman capriccio (Giovanni Paolo Panini) reste immuable dans le temps, elle se heurte à l'esthétique année 50 bien inscrite dans la culture populaire de la guitare électrique. Cette dualité est précisément ce qui les rapproche. Si l'un est culte l'autre est historique et sont en harmonie. Entre la présence et l'absence, le dedans et le dehors, les vivants et les spectres... il y aura ainsi ce désir de retrouver une sorte de simplicité, avec la volonté de réinvestir un monde qui se dérobe. Soirée festive Before Fiesta, le mardi 17 octobre.

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