Nos sélections

22 mars -> 14 août

Vies d'ordures, de l'économie des déchets - David Degner

Exposition temporaire - Audiovisuel - photographie - numérique

Notre empreinte écologique est exponentielle : plus de 80 % de la surface émergée de la planète est sous influence humaine directe. Cette surexploitation de l'écosystème engendre des bouleversements naturels : hausse de la température du globe, appauvrissement de la couche d'ozone, acidification des océans, épuisement des sols et des sous-sols. Nos sociétés sont transformées en sociétés du déchet. Exposer les manières dont nos sociétés produisent, traitent, s'approprient et transforment les restes, apparait comme un enjeu central pour le musée de société qu'est le Mucem. L'exposition Vies d'ordures. De l'économie des déchets invite à un voyage autour de la Méditerranée, à la découverte des paysages, des technologies, des objets recyclés ou de deuxième vie, et surtout à la rencontre des hommes et des femmes qui gèrent nos déchets, en vivent et souvent les subissent. Il s'agit d'interroger leurs savoir-faire, leurs conditions de vie, les rapports sociaux et les conflits dans lesquels ils sont pris. Basée sur des enquêtes ethnographiques réalisées en Turquie, en Albanie, en Egypte, en Italie, en Tunisie, au Maroc ou dans le Sud-est de la France (Marseille et sa métropole), cette exposition a pour but de sensibiliser le public à la gestion individuelle et collective des déchets en montrant les façons dont nous les collectons, les trions, les réparons, les transformons, avec l'inventivité de la nécessité. Par les détournements ou par les traitements de haute-technologie dont ils font l'objet, les déchets donnent forme à nos paysages et à nos relations sociales. Le parcours permet de s'interroger sur nos modes de vie, nos modèles de consommation et de production grâce à plus de 450 objets, documents, installations, films, cartes et schémas issus des collections du Mucem et des musées d'ethnographie comme le musée du Quai Branly ou le musée de Guatelli dans la région de Parme et surtout en s'appuyant sur les documents issus des campagnes d'enquêtes-collectes initiées par le Mucem depuis 2014. Des dispositifs pédagogiques ont également été spécialement conçus pour les besoins de l'exposition : cartes, tableaux de classification des déchets, maquettes. Cette exposition donne lieu à une collaboration avec le National Folk Museum de Séoul. Le parcours de l'exposition présente six séquences : - Nommer—Mesurer—Classer : dis-moi ce que tu jettes ! - Réparer—Jeter : petite histoire du déchet - Ramasser—Collecter—Transporter—Stocker—Trier : les gestes des déchets - Réemployer—Réutiliser—Recycler : l'atelier du déchet - Réduire—Enfouir—Composter—Incinérer : quelles solutions pour une société " zéro déchet " ? - Se mobiliser : les citoyens au défi des déchets Commissaire général : Denis Chevallier, ethnologue, conservateur général au Mucem Commissaire associé : Yann Philippe Tastevin, ethnologue au CNRS Scénographie et direction artistique : Encore Heureux, bkCLUB Architectes, Urbain, trop urbain

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13 avril -> 23 juil.

TESSERACT - Charles Atlas

Exposition temporaire - Audiovisuel - photographie - numérique / Performance - Installation

Triangle France et Marseille Objectif Danse s'associent pour proposer, à la Friche la Belle de Mai, la première exposition de l'oeuvre TESSERACT . Première oeuvre de " danse média " réalisée par l'artiste depuis dix ans, ce film radical en 3D fait suite à un intense travail de recherche technique et artistique mené depuis plus de deux années. Le tesseract, qui donne son titre à l'oeuvre, est un objet mathématique impossible à créer dans un monde en trois dimensions, si ce n'est par simulation. Il s'agit d'un cube en quatre dimensions, cinq, si on ajoute le temps. D'une virtuosité visuelle inouïe, TESSERACT, objet filmique en 3D, emmène la danse et les spectateurs dans une dimension jusqu'alors inconnue, dépassant les limites de l'écran, des corps et de l'espace, pour faire vivre à ses spectateurs une véritable expérience physique, visuelle et émotionnelle. Pour développer ses recherches, Charles Atlas s'est associé aux chorégraphes Rashaun Mitchell et Silas Riener, deux des danseurs les plus brillants de la dernière itération de la compagnie de danse de Merce Cunningham. Mettant en commun leur amour de la science fiction, ils proposent aux visiteurs de traverser six mondes hybrides, comme autant de dimensions visuelles et chorégraphiques au cours desquels la caméra pénètre la chorégraphie des danseurs, désoriente notre sens de l'espace, et étend les images au-delà du champ théâtral et cinématique de façon inattendue. La musique est signée par le musicien autrichien Fennesz. Oeuvre en deux volets, TESSERACT sera lancée dans sa version performative intitulée Tesseract au printemps 2017 à EMPAC à Troy NY, à Minneapolis, Chicago et Seattle. La première exposition de l'oeuvre filmique TESSERACT par Triangle France et Marseille Objectif Danse se tient à la Friche la Belle de Mai à Marseille. Charles Atlas – TESSERACT Tesseract Exposition personnelle, première mondiale – 13 avril au 23 juillet 2017 Vernissage le 12 avril 2017 à 18h30 Né en 1949 à Saint Louis, dans le Missouri, Charles Atlas vit et travaille à New York depuis le début des années 1970. Figure pionnière du film, de la vidéo et de la synthèse entre technologie et performance, il défie les médiums depuis plus de quarante ans en créant de nouveaux territoires stylistiques et techniques à l'intersection entre l'image-mouvement, les arts visuels et la chorégraphie. Depuis ses premières collaborations avec Merce Cunningham dans les années 1970 (considéré comme le père de la danse post moderne), ses oeuvres ont été fondatrices de la définition d'un nouveau langage cinématique couramment appelé la " danse média " , un genre où la performance est spécifiquement créée pour la caméra. Évitant délibérément l'écueil du documentaire sur la danse, Charles Atlas partage l'expérience du mouvement et de l'espace avec le spectateur grâce à un usage actif et mobile de la caméra. La technologie n'est plus un témoin de la performance mais prend part à la chorégraphie de façon à devenir inséparable de la danse qu'elle capture

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