Les dessous des collections

Découvrez les dessous des collections, accédez aux coulisses des musées de la ville, décryptez les œuvres et leur histoire...

Les cabinets de curiosités, vous connaissez ? Jusqu’au XIVe siècle, ils étaient considérés comme des « abrégés de la nature ».

On y trouvait des objets créés par l’homme et des objets naturels, avec un goût prononcé pour la bizarrerie (monstres, créatures étranges, squelettes anormaux, etc.), l’exotisme (pierres, plantes, animaux naturalisés, rapportés des « Nouveaux Mondes »), les sciences (instruments, appareils, grimoires etc.) et aussi, parfois, l’ésotérisme…

Ils sont, en quelque sorte, les ancêtres des muséums.

Marseille possède son Muséum ! Tel un explorateur, partez à sa découverte…

Aujourd’hui, on vous raconte l’histoire de la tortue luth… Au seuil de la salle « Terre du vivant », levez les yeux… Suspendue au plafond, se trouve un spécimen naturalisé de tortue luth trouvée échouée en 1883 sur la plage héraultaise de Palavas-les-flots. Achetée 350 francs de l’époque, elle intègre les collections du Muséum.
Ce spécimen est naturalisé par le Docteur Pierre Siépi (1856-1822), préparateur au Muséum.

Exposée quelques années, la tortue luth est rangée dans les réserves de l’établissement pour de longues décennies. Elle subit alors l’outrage du temps et des mauvaises conditions de conservation d’alors. En 2005, pour les besoins d’une exposition, il est décidé de restaurer cette tortue.

La restauration est confiée, la même année, à Richard Fanucci taxidermiste à Salernes dans le département du Var. Quelle n’est pas sa surprise en retrouvant dans la carapace de l’animal une carte de visite de son illustre prédécesseur joint à… un petit bouquet de violettes. Avant de terminer la restauration de cette tortue luth, Richard Fanucci a pris soin de remettre la carte et le bouquet de violettes qui attendront d’être à nouveau découverts dans une centaine d’année…

Ne passez pas à côté des autres « curiosités » que regroupe le Muséum, sans oublier l’exposition temporaire « Né pour sentir », visible jusqu’au 30 avril 2017 ! En plus, le premier dimanche du mois, c’est gratuit !!